Un jour, une présentation

Utilisateur quotidien de powerpoint, j’ai bien du mettre un an à parvenir à réaliser des présentations satisfaisantes (à mon sens). La formalisation est véritablement un outil difficile à maîtriser et j’ai mis un peu de temps à comprendre qu’il fallait prohiber les bullet point voir les photos….

AVANT:

APRES

Un contenu similaire avec une mise en forme différentes (5 minutes de travail supplémentaire, mais également du à la création d’un masque) permet au public de mieux comprendre les concepts, d’être moins réfractaires aux messages et de moins décrocher. Personnellement (c’est mon goût), je préfère aujourd’hui les styles épurés avec une tendance à la schématisation (structuration de la pensée à travers le schéma). Il peut y avoir du texte, voir beaucoup de texte, mais en un coup d’oeil, on comprend les points importants de la slide.

J’aurai l’occasion de développer l’approche, mais voila l’idée!

J’essaierai d’évoquer le concept de présentation et de formalisation par la suite sur ce blog (sans doute pas une présentation par jour mais en tout cas de lancer la réflexion). Il est évident qu’à ce jour, me conseil peut difficilement être envisagé sans powerpoint…

Comment rédiger une proposition commerciale efficace!

Voici un document de qualité certaine retraçant des points d’attention lors de la rédaction d’une proposition commerciale.

Proposition commerciale et Proposition commerciale…

Dans le cadre de mon travail, je suis assez fréquemment amené à rédiger des propositions commerciales et l’exercice n’est pas chose facile. Il faut dire que j’ai analysé pendant des années des propositions commerciales dans le cadre d’appel d’offres.

 L’une des premières questions que j’ai du me poser fût la suivante: comment rendre sa proposition commerciale attractive?

 Développer l’idée qu’une proposition commerciale figure parmi les points fondamentaux de la réussite (dans mon cas, même s’il existe d’autres facteurs de succès, un développement de CA de l’ordre de 100% en un an). Penser qu’il suffit d’un simple devis peu suffire mais reste rarement suffisant! (une proposition commerciale, ne peut être limitée à deux colonnes avec prix unitaire, quantité avec un total en bas de page)

 En réalité, la problématique de la proposition commerciale est relativement simple: de quoi est elle composer? Quelles sont les attentes du client à son égard?

 Sur sa composition, la structure est assez classique:

 1)Présentation de votre société (coeur de métier de la société, effectifs, évolution de CA et surtout références (il faut qu’elles soit extrêmement bien présentée). Une rubrique liée au développement durable devient de plus en plus nécessaire (surtout pour la clientèle appartenant au secteur public)

2)Présentation du contexte, des problématiques du client

3) Vos réponses à cette problématique (les idées fortes de votre proposition)

4) Présentation de votre méthodologie de travail

5) L’équipe mobilisée (CV) et son organisation (qui fait quoi)

6) Planning

 Dans la mesure du possible, chacune des parties, hormis la première doit être adaptée au client. Il est essentiel de démontrer votre compréhension des difficultés du client et de le convaincre de votre réussite.

 J’aurais certainement l’occasion de développer chacun des aspects de cette proposition commerciale mais il me paraît important de comprendre ce qu’elle comporte et son utilité. La proposition commerciale doit être un véritable outil commercial et peut être un support de votre réussite. Elle témoigne du sérieux de votre société et vous différencie d’un amateur (comme votre « discours client », la proposition commerciale intervenant souvent après une première rencontre client).

 En bref, ne sous estimez pas l’importance de votre proposition commerciale, une mauvaise proposition commerciale peut vous coûter un prospect!

 En effet, comme l’explique ce schéma, le processus de vente moderne est désormais plus complexe qu’autrefois

 

Portage salarial, auto-entrepreneur ou monter son entreprise, que choisir?

Vous hésitez à vous lancer dans une activité de conseil et à monter votre société? Il existe des solutions alternatives.

Si la formule d’auto-entrepreneur est relativement connue (sous réserve de ne pas dépasser le plafond de 32 600 euros sur une année), la solution du portage salarial est relativement méconnue.

En quoi consiste-t-elle?

Pour faire simple, vous êtes salarié d’une entreprise qui gère les aspects administratifs pour vous (c’est assez grossier mais de fait, c’est un peu ça). Formule relativement simple, en tant que salarié, vous avez des frais complémentaires non négligeables (cet article a réalisé une petite simulation assez intéressante (http://autoentrepreneur.fr/auto-entrepreneur-portage-salarial-que-choisir/ - au passage)

Tout ceci pour dire qu’il faut véritablement envisager tous les cas de figure, chiffrer toutes les possibilités avant d’enclencher quelque chose (car en cas de dépassement de plafond, ce peut être compliquer à gérer « administrativement » et la création d’une entreprise en tant que telle peut se révéler une charge également « lourde » de conséquence ».

Pour débuter, même si  le régime d’autoentrepreneur garantie des revenues plus important, l’utilisation du portage salarial peut se révéler le plus souple. J’aurais certainement l’occasion de développer ce point plus tard!

 

Conseil en communication des ministères et réflexion stratégique sur le conseil

La Cour des comptes a réalisé une petite étude sur les dépenses en communication des ministères  relativement intéressante lorsque l’on examine les pratiques des ministères coté conseil. Classiquement, une bonne partie de ces dépenses (133 millions sur 2010)  ne concerne pas véritablement du conseil puisqu’il s’agit essentiellement de dépenses en matière d’espaces publicitaires.

Que retenir de ce rapport en matière de conseil?

Par rapport au secteur du conseil ces dépenses représentent 5 à 15% des 133 millions évoqués  précédemment.

Ce secteur est a priori divisé en deux domaines:
− des sondages, études et enquêtes d’opinion (6,4 millions en 2010) ;
Sur ce point le rapport indique des études parfois  sur des sujets similaires et peu de mutualisation entre les ministères . A noter, le cas particulier des études commandées à  l’Institut Médiascopie sans mise en concurrence du fait de la méthodologie particulière de cet institut :
« les sondés donnent leur avis en temps réel sur un programme audiovisuel (émissions de télévisions, de radio, discours,etc.) ; ils sont invités à noter les propos entendus en temps réel sur une échelle de 1 à 10, en fonction de leur degré d’adhésion. « C’est la transcription physique d’une réaction émotionnelle. A la différence du déclaratif pur, le médiascope enregistre une réponse spontanée et ne fait appel à aucune réflexion ou interprétation en fonction de critères d’expertise ou d’une grille de valeurs ».
Les échantillons de spectateurs sont composés d’une centaine de personnes volontaires et rémunérées. Dans certains cas, la prestation est complétée par une analyse ex-post ; l’institut organise alors des réunions de groupe avec une partie des panélistes volontaires. La technique utilisée par Médiascopie a trois objectifs principaux :
  • recueillir en temps réel les réactions spontanées d’adhésion d’un échantillon d’auditeurs ou de téléspectateurs aux contenus ;
  • identifier les points d’ancrage de l’adhésion du public au discours et à l’argumentation ;
  • repérer et dégager les pistes d’optimisation de l’impact des contenus des communications en direction des publics ».
Ce rapport permet de comprendre cette technique a priori  non proposée par les concurrents de l’Institut Médiascopie.
− les  prestations de conseil stratégique ou de formation (coaching, media-training, etc.).
C’est à cet égard que figure un autre point intéressant du point de vue de l’activité de conseil : La non mise en concurrence sur ces prestations de media-training, coaching pour les actions de communication du ministre et proposées par des sociétés de conseil globalement de petites tailles et spécialistes (vous pourrez trouver le nom de ces cabinets dans le rapport). A l’égard de ces prestations, le rapport conclu:
« En réalité, il semble que les ministres fassent preuve, non d’un manque d’intérêt pour le media training, mais d’une réticence à recourir, pour ce type de prestations, à un marché interministériel. Certains d’entre eux ont ainsi préféré recourir à un prestataire différent, choisi par leurs soins ou ceux de leur cabinet, sans en informer le SIG ».
En effet, ce type de prestation de conseil est fortement intuitu personae  et conduit généralement les clients à ne pas souhaiter de cabinets/agences/sociétés généraliste et de tailles importantes (rendant toute logique de globalisation, centralisation difficile sur ces prestations).
En matière de conseil, il s’agit  bien d’une leçon à retenir: méthodologie spécifique , expertise/image de conseil à fort valeur ajoutée permettent de se démarquer de ses concurrents.
Ainsi, coté conseil, suivant sa stratégie de développement, il est nécessaire de  faire des choix sachant qu’il est difficile de rivaliser avec les ténors du conseil (d’autant que si l’on prend l’exemple des ministères, la tendance sera certainement au développement de « contrats cadres » mutualisés référençant les entreprises sur un panel large de prestations nécessitant une structure de société solide) sans disposer d’un critère de différenciation fort (une méthode, une  expertise spécifique, etc…).

Qui est consultant ou Qu’est ce qu’un consultant?

Comme vous le savez certainement, le mot consultant est aujourd’hui difficilement « qualifiable » tant il existe de différence entre la « mise à disposition de personnel » pourtant interdite en droit français (en dehors du cas de l’intérim) et la véritable action d’apport d’expertise et de solutions.

Le monde est tel qu’aujourd’hui, les « acheteurs » de mission de conseil ne savent fondamentalement pas ce qu’ils achètent dans le sens où ces acheteurs qualifient finalement mal (voir même, plus) ce dont ils ont besoin. Et cette étape est pourtant essentielle!

Pour construire la réflexion, l’OPIIEC a produit un référentiel extrêmement intéressant sur les métiers d’ »études et Conseil » auquel ont participé  de grands acteurs comme  Accenture, Ipsos, Ineum etc…  (lien de téléchargement du référentiel).

Ce référentiel a le mérite de qualifier des emplois types et de définir une nomenclature des emplois existants.

En début de référentiel figure un tableau d’ores et déjà intéressant (classification des niveaux relatifs à l’esprit d’initiative)  permettant déjà d’y voir un peu plus clair sur la différence entre ce que peut (je devrais dire doit) apporter un consultant junior, senior et un directeur de mission (celui-ci pouvant porter différent nom).

Sur ce premier point, il est déjà possible d’indiquer que rare sont les cahier des charges définissant avec précision ces points. Le client indique trop souvent qu’il « souhaite un senior » souvent associé à un nombre d’année d’expérience  plutôt qu’à un niveau d’action.

Quel intérêt? éviter que par exemple que le junior soit mobiliser sous un angle « proposition de solution » alors qu’il ne devrait normalement qu’effectuer des taches ponctuelles, simples de « traitement ». Ces différents niveaux sont explicités  dans le référentiel pour chaque typologie de qualité que devrait normalement avoir tout consultant.

Certes le référentiel ne couvre selon pas selon moi l’intégralité du périmètre et ne répond pas à toutes les questions, mais il peut aider clients et consultants:

- le premier pour comprendre ce qu’il achète

- le second pour comprendre  ce qu’il vend

A cet égard, figure dans le référentiel en niveau 2  la nécessité dans le cadre d’une orientation client de qualifier, analyser la demande et de proposer une solution en faisant appel à ses propres compétences ou en mobilisant un réseau interne. A mon sens, au delà des « problématiques » de ressources, la différences entre le bon consultant et le mauvais consultant est souvent à ce niveau: celui-ci va t-il proposer une solution déjà développé  pour un autre client ou dans son passé professionnel, ou va t-il tenté de proposer une solution innovante propre à une situation, un contexte particulier!

Réflexion sur les différents domaines d’expertises et secteurs concernés par les missions de conseil

Le métier de consultant, une présentation par Altran

Devenir Consultant? Il est parfois difficile de savoir, pour un étudiant, si ce métier est fait pour soit. D’autant qu’il existe aujourd’hui des consultants dans toutes les matières (études, achats, informatiques etc…). L’APEC a publié il y a un an une vidéo sur you tube d’un consultant de Altran présentant un peu le métier de consultant, ses composantes et répondant aux questions du public.

Pour les initiés, cela ne vous apprendra certainement rien. Pour les autres, la présentation a le mérite de présenter le métier!


Conférence sur le métier de consultant par Apec

Consultant et power-point, un monde unique?

La découverte du monde du consulting amène nécessairement à maîtriser Powerpoint. Pour cette raison, il me semble important de créer sur ce blog (sur lequel je pense consacrer un peu plus de temps, une rubrique relative au powerpoint)

Quelques sites offres des templates pour powerpoint (comme  http://www.free-power-point-templates.com/). Malheureusement, la maîtrise de powerpoint est véritablement un sujet à part entière. Le logiciel mérite d’y passer énormément de temps au même titre que Excel, Dreamweaver etc..

De plus, afin de dépasser le stade du fameux « bullet point » (http://en.wikipedia.org/wiki/Bullet_(typography)#Bullet_points), il faut une véritable âme d’artiste « pragmatique » afin de:

-  jouer sur les contrastes afin de faire ressortir les idées importantes,

- jongler entre images et textes afin de susciter l’intérêt de l’auditoire tout en conservant un haut niveau de crédibilité

- Utiliser à bon escient les polices …

Bref, aller plus loin que cette présentation maîtriser powerpoint. Powerpoint peut être une véritable arme lorsqu’on sait l’utiliser: échange sur des sujets complexes, emporter l’adhésion d’un groupe dans le cadre d’une conduite au changement etc…

Le dit maître en la matière, Steve Jobs a d’ailleurs bien travaillé le sujet

View more presentations from Carmine Gallo

 

A cet égard, cet article m’a paru plutôt perspicace

http://www.slate.fr/story/21943/powerpoint-steve-jobs-al-gore

En attendant, je pense que je développerai tranquillement, au fur et à mesure, l’utilisation de powerpoint! et le langage consultant.

Pourquoi un tel silence depuis mon premier billet? Car devenir consultant, quoi qu’en dise les blogs et différents sites de type, devenir consultant, cela prend un peu de temps

Consultant en organisation: Prestataire et/ou Acteur Politique

Balance

A travers l’exemple d’une mission de consultant sur « l’évolution de l’offre de transport à 2010 » pour la RATP, l’article tente de montrer le rôle du Consultant en organisation, son niveau d’intervention, son évolution dans une mission.

« La réussite d’une démarche d’intervention au sens politique doit réunir, à notre sens, au moins trois conditions : une congruence de valeurs entre le consultant et un ou plusieurs représentants du système client ; une capacité du consultant et une ouverture suffisante chez le client pour un déplacement des objets souvent internes vers des objets sociétaux ; et enfin, l’implication personnelle du consultant, sa mise en jeu subjective, sa capacité à prendre le risque de dévoiler ses représentations et ses idéaux, quitte à être en dissonance avec ceux du client »

En conclusion, nous dirons que le consultant en organisation est à la fois un « prestataire » : il produit une prestation technique (un rapport d’analyse pertinent, des préconisations qui doivent être crédibles sur les plans technique et managérial), à laquelle le commanditaire attribue une certaine valeur marchande, qui lui est reconnue par sa rémunération. Il est aussi, dans notre conception du métier, et aux conditions préalablement soulignées, un « acteur politique », un « passeur », un « veilleur » éventuellement. Il travaille sur des tiers-objets, des projets, porteurs de valeurs également non marchandes, qui font « entreprise » et « société humaine  ».

http://www.dseto.com/IMG/pdf/Consultant_prestataire_et-ou-acteur_politique.pdf

Vous l’aurez compris, à travers cet article, les auteurs estiment que le rôle du consultant est également « acteur politique ». Même si l’article est intéressant, la théorie qu’il véhicule pourrait certainement entraîner quelques dérives… Est ce le rôle du consultant d’aller au delà que son rôle technique et d’intégrer dans sa prestation de conseil son subjectivisme? Même si l’inconscient rend cet état inévitable, se positionner activement dans cette démarche paraît a minima contestable…

Un article intéressant sur le monde du conseil

schéma

Le travail de consultant débutant souvent par un travail de collecte d’informations, l’un des premiers travail de ce blog consistera à rechercher un peu de documentation sur le monde du conseil et des consultants. De manière assez surprenante, la documentation est moins fournie que je n’aurais pu le penser (d’autant que le contenu disponible est généralement plus de l’ordre de la publicité que de « l’information réelle »). Une mini recherche m’a tout de même conduit à un article très intéressant de Odile Henry de 1992 intitulé « entre savoir et pouvoir, les professionnels de l’expertise et du conseil ».

L’auteur y livre une approche sociologique et les difficultés rencontrées pour comprendre ce monde finalement peu accessible (contrairement à ce que l’on pourrait penser vu la démarche aujourd’hui commerciale des cabinets). Même si l’article date un peu, certains développements, notamment concernant les différents modèles de cabinets de consultants sont sans doute toujours d’actualité (à vérifier!).


Il est possible de dégager de l’article deux types de modèles :

- les cabinets plutôt orientés recherche, produisant des livrables sans efforts de présentations particuliers, plus assimilables à un travail de recherche universitaire. Leur méthodologie est « sur mesure » et les profils presque exclusivement senior (avec une structure plus légère autour de 20 salariés)

- les cabinets à la méthodologie finalement bien établie, attachant une importance particulière à la forme, schématisation et peut être plus « pratico pratique » dans leurs préconisations. Le travail y est plus standardisé avec une répartition des tâches de junior à senior assez précise

Bien que l’article ne soit pas nécessairement totalement en phase avec la réalité version 2011, il offre à mon avis une bonne entrée en matière.

 

Henry Odile. Entre savoir et pouvoir . In: Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 95, décembre 1992. Savoir et pouvoir. pp. 37-54.

doi : 10.3406/arss.1992.3034
url :http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_1992_num_95_1_3034
Consulté le 20 juillet 2011